Echos du temps

album-Dialogue-de-sourds

Année de sortie : 2011

  • Quitter Paname
    • J’aspire à une vie posée, respirer me reposer
      Sur des beats balancés poser puis reposer
      Parcourir les allées, les chemins les sentiers
      Les grandes places de la vie j’en connais pas la moitié
      Me télé transporter si loin que je ne pourrai plus
      Mater la pluie caresser les rues et leurs pavés
      En somme je veux quitter l’ambiance de Paname
      Capitale sympathique pour étudiant à la rame
      Mais après, c’est la grisaille qui reprend le dessus
      La pluie sur son nuage le soleil nous a déçu
      On veut courir vers notre avenir nager dans nos souvenirs

      REFRAIN
      J’irai cultiver ma peine en terre sacrée
      Loin de tout, loin de vous, pendant quelques années
      Des cascades bleues d’eau claire et de perles nacrées
      J’irai cultiver ma peine en terre sacrée

      Ici parfois malgré mes efforts j’ai pas la forme et
      Je manque de poigne alors je m’éloigne et le son me soigne
      Dans ma tête les notes se mélangent et les basses lacèrent
      Pas de grève dans la musique malgré les bas salaires
      Ici même pour faire la fête c’est keus 10 à l’entrée
      Respirer me reposer comme je l’ai dit à l’intro
      On est bien où on est mais on veut voir le reste le globe a plusieurs vestes
      Paris par là ! Paris par ci ! Par-ci par-là…
      Paris qui croule sous les 4 saisons
      Paris qui brille un peu plus de son éclat quand il nous ouvre d’autres horizons...

      REFRAIN

  • A tes côtés
    • REFRAIN
      La douceur d’un soir à t’écouter
      Me parler de tes peines, chasser tous tes regrets
      Laisse-moi m’asseoir à tes côtés
      Cette fois ma reine laisse moi te regarder

      Le cœur léger comme la plume
      Elle fait que mes sens se consument
      Et quand la bougie se rallume
      Ce visage d’ange sort de la brume

      REFRAIN

      Quand nos petits seront lancés
      J’aimerais qu’ils aient tes traits de fée
      Qu’ils puissent à leur tour rayonner
      Sur moi-même comme tu le fais

      REFRAIN

  • Free
    • La liberté ne peut nous être aliénée
      Sur le papier nous sommes libres et égaux
      C’est écrit dans l’article premier
      Bien dommage que ce ne soient que des mots

      REFRAIN
      Mane dama meusse free
      Xamna ni dama free
      Mane dama meusse free meusse free meusse free
      Xamna ni dama free
      Freedom laniouy niane  / yelééfou domou adama
      Nassarane bi system boum niouy djémeu gueumlo dafa bone dem negn
      Ba xamatouniou founiou djeum tchéy bouniou xamone mani
      Xamna ni boumou djam yi dog naniou
      Hé yow séne system daf ley teudj niou djeul music souniou yoon
      Niow di fight against da system no violence no gun
      Xamna ni li metti na
      Babylone da am failles beugoul mey toukh minalaye
      Xamatouniou social living amatouniou feeling yor wala catacaye
      Amatouniou royoucaye li bone eungui dokh si niome séne mind
      Deungue wéékh dama nioul nioune nieuppe yem si canamou yalla bour bi
      Té nga free...

      REFRAIN

      Le système et ses chefs nous ont poussés trop loin
      Endoctrinés puis lié les mains
      Attend la prochaine lune
      Qui d’une nouvelle lumière dévoilera le chemin
      Dénoncer les failles et les vices
      Il ne manque ni de plumes ni de voix pour l’exercice
      Sans arme et sans violence
      Jette une poussière mélodique pour que le charme agisse
      La justice!
      Visage entaché par l’histoire
      Comprenez qu’il est dur d’y croire
      Elle qui nous trahira peut-être...
      La justice!
      Qui prit les meilleurs d’entre nous
      Qui prit les meilleurs d’entre vous
      Et les mit derrière ses fenêtres...

      PONT
      Même si des milliards d’âmes sont touchées
      Les droits de l’homme restent ignorés
      La liberté de vivre, et de s’exprimer
      Distancée par la réalité
      Il n’y a qu’à voir comme on laisse les peuples opprimés
      Subir la dictature de quelques fous
      Les signataires deviennent aveugles et sourds
      Leur engagement ne pesait pas bien lourd
      Tous libres ou tous laissés sur la rive
      Car la liberté est collective
      Elle n’a ni visage ni couleur de peau
      Mais manque de souffle sous certains drapeaux

      La liberté ne peut nous être aliénée
      Sur le papier nous sommes libres et égaux
      C’est écrit dans l’article premier
      Bien dommage que ce ne soient que des mots
      BIS

  • Hétitiers du sort
    • REFRAIN
      Aussi loin que l'oeil peut voir
      Je balade ma rétine sur les courbes de l'histoire
      Même si ça semble dur à croire
      La Mappemonde se colore à l'encre noire

      Si je regarde bien si je gratte à la porte
      Je vois se dessiner les traits d'une époque un peu triste
      Mais qui rêve de vivre et vis en rêve un équilibre que l'être humain lui enlève
      Alors que faire quand les vents nous achèvent
      Nos vies sont brèves lorsque la mer se soulève
      Est-ce de ma faute si les volcans se réveillent
      Si la terre meurt d'être sèche où elle se noyait la veille
      Y a- t-il un avenir pour nos fils dans la ronde?
      Vivront-ils en paix? Devront-ils mener la fronde?
      A l'heure où les chefs ont des montres à 10 plaques
      Les enfants courent les rues et se lavent dans les flaques
      Triste sort pour les héritiers du sort
      Les joies sont mal reparties, pire encore le sont les torts
      Donne-moi une bouffée d'air pour leur couper l'herbe
      Aux tueurs de libertés, les assaillir de verbes
      Quelqu'un redonnera-t-il ses couleurs
      Au monde en noir et blanc qui se tord de douleur
      J'y repense assis sur ma falaise
      Voyant monter la marée aussi vite que le malaise

      REFRAIN

      J'ai comme l'impression de rouler à contre-sens
      Depuis des années, depuis ma naissance!
      Entouré au plus près par l'amour et la douceur
      Mais rattrapé par la violence extérieure
      Une violence qui prend les jeunes au berceau
      Les corrompt leur fait confondre le collectif et le perso
      Perdue! L'âme du monde est à la peine
      Ne comptez pas sur l'église pour lui venir en aide
      Fatigué d'entendre le pape en Afrique
      Clamer que l'amour de dieu rejette le plastique
      Malade! Est cet écorché de la feuille
      Incitant ses fidèles à mourir larme à l'oeil
      Nourris d'un dogme en deuil
      Pour quelques mots saints
      Écrits sur quelques feuilles...
      Irresponsable, la croyance blesse
      Dans les mauvaises mains qui la laissent devenir mère de la détresse
      Quelques phrases pendant lesquelles mon coeóur s'embrase
      Quelques phases quand la goutte fait déborder le vase
      Ce monde est ainsi fait entre le vice et le bonheur
      La vertu et la peur, espérant des jours meilleurs¦

      REFRAIN

  • La Timeline
    • REFRAIN
      Cours après le temps
      ui casse et répare inlassablement
      ours après le temps
      is le moment présent tant qu'il en est encore temps
      BIS

      n ne restera pas éternellement
      aciles et dociles comme de gentils enfants
      uand la Timeline impose des changements
      rode les peines et tourne les vents
      u8232 Mes yeux s'ouvrent sur un monde acide et enivrant
      découvrent un engrenage cruel et fascinant
      hacun pour son pays chacun son continent
      omme l'araignée viendrait tisser son fil blanc
      u8232 REFRAIN
      u8232 Le matin chasse la nuit la mort chasse la vie
      utant de preuves que le sablier fuit
      cf0 Le paysan récolte ce qu'il sème
      t le soldat reprend les coups qu'il assène, oui
      u8232 La haine suscite la haine et qu’il le veuille ou non
      attrape celui qui l'aime et qui parle en son nom
      t la Timeline donnera raison
      u bon sens pour que le calme se dessine à l'horizon
      u8232 REFRAIN

  • L’Avenir
    • REFRAIN
      L’avenir appartient
      A celui qui l’apprivoise et fuit celui qui le craint
      L’avenir appartient
      A celui qui le façonne de ses propres mains
      L’avenir appartient
      A celui qui l’apprivoise et fuit celui qui le craint
      Mais il prendra moins soin
      De celui qui laisse glisser l’amour entre ses mains

      Qui donc a pu un jour inventer ce commerce
      Si tu veux vivre paie et pour payer travaille
      Abominable troc, insondable tristesse
      Effroyable méprise qui nous change en bétail
      Je voudrais courir, rajeunir et aimer
      Plutôt qu’à coups de coudes gagner quelques deniers
      La course au bonheur propose différents tracés
      Laissez-nous choisir lequel emprunter

      REFRAIN

      Comme un chercheur aime son or
      Comme un pirate chérit son trésor
      Je caresse l’idée de partir et vivre comme un marginal
      Pour le meilleur et pour le pire je veux vivre mon idéal
      Laissez-nous exister pour nous-mêmes
      Et penser par nous-mêmes
      Que les matons ouvrent les portes et que nos esprits se libèrent
      Que la nature nous rapporte ce que la ville veut nous taire

      REFRAIN

      La douleur, la douceur, la folie
      Se confondent, tournent et consument mon esprit
      Demain s’annonce un jour nouveau et je n’ai pas sommeil
      Un matin mélange de brume et de soleil
      J’aimerais voir fondre les repères
      Et couler les balises
      J’ai la folie des grands espaces
      Je rêve de boucler les valises
      Laisser derrière moi le mouvement et le bruit...
      Le silence me suffit…
      REFRAIN
  • Les pages se tournent
    • Je ne suis pas fou, je ne suis pas un menteur
      Juste un être qui comme vous rêve de voir son peuple à la hauteur
      Je ne sais pas vous, mais parfois dans mes heures sombres j’ai peur
      De laisser m’échapper une vie que j’aime avec ardeur
      A se demander laquelle de nos ivresses
      Pourrait égaler la valeur du temps qu’il nous reste
      Quel geste faut-il préférer quand les murs se dressent
      Briser ou modifier, question de sagesse

      REFRAIN

      Donne-moi la logique à laquelle me raccorder
      Celle que je dois suivre celle qui doit m’emporter
      Quand les moments de calme sont durs à trouver
      Et que le temps manque tout est si compliqué
      Donne-moi la logique à laquelle me raccorder…

      C’est vrai que plus il passe et plus vite il défile
      Il peut être long mais jamais ne vacille
      Le temps emporte avec lui les bruits de la ville
      Et vient nous rappeler que rien n’est jamais facile
      Les pages se tournent
      Et le temps ne me laisse le temps de rien
      J’observe les autres, ce balai quotidien
      Comme chacun vient paver son propre chemin

      REFRAIN

      Le temps nous apprend aussi qu’il y a parfois du bon à prendre de l’âge
      C’est lui, quand il passe, qui laisse la sagesse en héritage
      Il change le visage de nos amours
      Devant lui nous sommes tous à égalité
      Un jour il s’amuse un jour il court
      Un jour il nous apporte la vérité

      REFRAIN

  • Non, je ne regrette rien
    • Non, rien de rien
      Non, je ne regrette rien
      Ni le bien qu’on m’a fait
      Ni le mal, tout ça m’est bien égal
      Non, rien de rien
      Non, je ne regrette rien
      C’est payé, balayé, oublié
      Je me fous du passé

      Avec mes souvenirs j’ai allumé le feu
      Mes chagrins mes plaisirs je n’ai plus besoin d’eux
      Balayés mes amours avec leurs trémolos
      Balayés pour toujours je repars à zéro

      Non, rien de rien
      Non, je ne regrette rien
      Ni le bien qu’on m’a fait
      Ni le mal, tout ça m’est bien égal
      Non, rien de rien
      Non, je ne regrette rien
      Car ma vie, car mes joies
      Aujourd’hui, ça commence avec toi...

  • Désobéir
    • On veut nous faire croire que la vie est une sauvage
      Qu’une fois sur deux elle finit par un naufrage
      Quand ils verront qu’on peut juger à notre âge
      Peut être cesseront-ils ces pratiques d’un autre âge
      Tout est interdit, règlementé
      Rien de neuf ne paraît possible
      Il y a beaucoup trop de lois pour vivre en toute légalité
      Comme il y a beaucoup trop de voix pour entendre la vérité

      REFRAIN

      On est fait pour écouter, fait pour obéir
      Ou détourner la marche à suivre
      Fait pour écouter, fait pour obéir
      Ou détourner la marche à suivre

      Je donne ma parole je sens qu’ils veulent que nos rêves s’envolent
      Caracolent et se voient devenir des idoles
      Et nous laissons faire ça, en complices indifférents
      Et en premières victimes aussi, perdant de vue l’essentiel
      Habitués à se laisser dicter jusqu’à la couleur du ciel
      Laisse-moi vivre pour moi-même
      Une seule seconde
      Et penser par moi-même
      Sortir de la ronde

      REFRAIN

  • Regards Croisés
    • Parce qu’il y a dans l’air un climat social étrange
      Et que des hommes qui vivent ensemble ne veulent plus de ce mélange
      Parce que cette société telle qu’elle est en train d’évoluer
      Sème le trouble met des distances entre des hommes qui voulaient s’aimer
      La méfiance qu’elle instaure les barrières qu’elle bâtit
      Entre le blanc le noir le gris le silence et le bruit
      Tout le monde se parle mais personne ne s’entend plus aujourd’hui
      Le gouvernement détruit ce que le bon sens avait construit
      Des ministères bizarres viennent tout remettre au point zéro
      Lustrent le drapeau français et se prennent pour des héros
      Pour nous l’identité d’un homme, c’est pas le pays où il est né
      Mais les voyages qu’il a pu faire les personnes qu’il a rencontrées
      C’est dramatique de voir comme l’administration se borne
      A laisser crever celui qui n’entre pas dans ses normes
      Mais le peuple mérite les gouvernants qu’il a placés
      Reste à savoir s’il aura l’intelligence de les déplacer
      C’est pour l’avenir d’un peuple je veux parler en son honneur
      Lui demander assis de réparer ses erreurs
      Oui pour l’avenir d’un peuple je veux parler en son honneur
      Lui demander ainsi de réparer ses erreurs

      Il y a tant de bonnes raisons pour ne jamais baisser la garde
      Mettre à la porte ceux qui traitent la jeunesse comme une flemmarde
      Parce qu’elle aime faire de la musique ou parce qu’elle ne trouve pas d’emploi
      Mais qui peut croire que c’est un choix d’aller s’installer dans un bois
      Malheureusement aujourd’hui à la tête de l’état
      On s’intéresse aux banques mais pas au logement du tiers état
      On garde un œil sur le monde mais c’est le monde qui nous regarde
      Voit ses enfants se déchirer pour les causes les plus ringardes
      On a voulu globaliser les hommes se sont déplacés
      Normal vous appeliez ça l’ouverture des marchés
      Vivre ensemble sereinement est tout sauf compliqué
      Sauf quand on nous rabâche l’inverse à longueur de journée
      Et contrairement à ce qu’on fait croire elle à donné bien plus que pris
      La diversité ne mérite pas de connaitre un tel mépris
      Laissons-nous vivre en harmonie avec les gens qui nous entourent
      Cessons de penser que derrière chaque homme se cache un vautour
      C’est pour l’avenir d’un peuple je veux parler en son honneur
      Lui demander assis de réparer ses erreurs
      Oui pour l’avenir d’un peuple je veux parler en son honneur
      Lui demander ainsi de réparer ses erreurs

      Nit nitey garabam wayé nit nit ey possoneum
      Boula yalla défé ndjiit li ley war moy ngue boolé askan bi
      Dimbali léne yeureum léne diapalé léne
      Waroul metti ndax jamm rek leniouy niane, mboolo moy doolé
      Bou askane bi démé ba meunetoul xana ngue meune sargal sa rééw
      Dey melni dey gueune di tar njaboot gui xiif aki mar
      Meunetouniou la xare nio fi folli nio fi fal
      yow dou nioune ngue andal Sa bopp mom rek ngue tal
      Bo démé waxtanal ak sa xel bi sonneu neugn tchi togue di xare xéweul yi
      Bopp sa bopp yangui niouye gaagn ratche djeumelé sa bord yangui niouy lorr
      Yangui niouy dore li woor té woor moy mbir mi war negn co sétate

      REFRAIN

      On ne se bat pas pour la même chose
      Ni avec la même volonté
      Chacun sa croix chacun sa cause
      Mais tous les destins sont liés

  • Route de songes
    • Divagations sur le papier
      Sans but, sans fonction, presque sans intérêt
      Assis sur le haut de cette butte de sable
      Dominant la ville qui m’écoute lui chanter mes fables
      Point de schéma, je me laisse vivre, loin de chez moi
      Longtemps que de mon crâne s’est envolé le souvenir du froid
      Autour ne sont que gamins qui chantent
      Bruits de la nature, odeurs alléchantes
      Et moi, perdu sur la route des songes
      Regard figé sur le fleuve qui serpente

      REFRAIN

      Papa, j’ai lu tes mémoires
      Appris sur tes coups de cœur et sur tes déboires
      C’est toi que je vois dans mon miroir
      En lisant les pages du livre de ton histoire

      De l’eau a coulé sous les ponts depuis ton grand voyage
      Je réalise ici qu’à cette époque tu avais mon âge
      Suspends ton vol, Ô grand temps qui passe, qui nous affole
      Si la voie se fait libre j’irai traîner à la même école
      Épris du charme de tout ce décor
      Les cris des cigales percent au dehors
      Et moi, perdu sur la route des songes
      Regard figé sur la ville qui s’endortv
      REFRAIN

      En terre malienne j’ai repris le souffle
      Que la routine m’avait volé
      Oublié que les rapports s’essoufflent
      Sur une vieille Europe entachée
      Tenir mes côtes et rire aux larmes, de mes propres fautes
      Personne ne craint ici de devoir apprendre des autres
      Et l’aube lève le voile sur la grande ville
      Le matin emporte l’excès d’adrénaline
      Et moi, perdu sur la route des songes
      Regard figé je termine sur ces lignes…

      Je termine sur ces lignes…